dimanche 21 mai 2017

Les Tunisiens en ont rêvé, les Français l'ont fait !

Les tunisiens ont été les initiateurs du dégagisme pour se débarrasser de leurs carcans et du système politique de leurs dirigeants. Et bien que les Frères musulmans se soient emparés de leur révolution, ils ont dû lutter à nouveau pour les dégager, en fondant tous leurs espoirs sur Béji Caïd Essebsi et son nouveau mouvement politique Nidaa Tounes. Béji Caïd Essebsi leur jurait les débarrasser des Frères musulmans qui ont mis à mal le pays en les rassurant vouloir rendre son prestige à la République malmenée par Ghannouchi et ses acolytes Tartour Marzougui & Ben Jaafar !

Hélas il n'a pas été à la hauteur de leurs espérances. Pire encore, il s'est allié à ceux qu'il était censé dégager ! Sa traîtrise désespère tous les progressistes qui ont cru en lui et plus particulièrement les tunisiennes qui ont voté massivement pour lui , certaines qu'il sera leur rempart contre les Frères musulmans et leur obscurantisme.

Or depuis Chirac, puis Sarkozy et enfin Hollande, les français ne croient plus, eux non plus, en leurs hommes politiques et ne savent plus à quel saint se vouer pour reprendre espoir.

Et voilà qu'un miracle se produit ! Un jeune homme sur lequel personne ou presque n'aurait misé un sou, sort du rang et accomplit en un an et avec brio, un parcours qui laisse médusés journalistes, observateurs et hommes politiques du vieux système. Il a tout chamboulé : les vieux repères, les vieux systèmes ... en proposant du neuf à tous les niveaux !

Et ça marche : son mouvement En Marche est en train de dégager les vieux briscards de la politique française. Pire encore, Emmanuel Macron ringardise toute la classe politique et ses vieilles pratiques ! 

Une révolution ! C'est le printemps français. Qui plus est, s'est faite sans violence, et sans verser une goutte de sang. Les Français soufflent et l’espoir revient. En quelques jours, la France a retrouvé son prestige et le monde la regarde à nouveau avec respect et admiration.

Bonne continuation l’artiste !

R.B
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Que l'on aime ou pas Macron, ce qui se passe est drôle et jouissif

Il se passe depuis quelques jours en France un bouleversement politique qui remue le « microcosme parisien » et chacun d’entre nous, ou presque. Ce spectacle inhabituel fait voler en éclats nos certitudes, mais aussi nos réflexes et nos scepticismes. C’est drôle et, si l’on parvient à se détacher de toute étiquette partisane, profondément jouissif.

Un gamin a surgi, qui a cassé nos jeux et, avec assurance, invente de nouvelles règles. Ou plutôt, l’air de rien, retrouve la vérité de la Ve République, d’un président au-dessus des partis, créant le sien, à sa mesure, pour faire voler en éclats ce qui lui a précédé. 

Depuis longtemps, nous n’avions pas été à ce point bousculés. N’est-ce pas profondément drôle ? Et même jouissif ?

Peu importe au fond les jugements, généralement tranchés (à droite ou à gauche ? Libéral ou étatiste ? Profond ou marketé ?), que chacun peut émettre sur Emmanuel Macron. Qu’il séduise ou agace, le personnage tranche radicalement avec ce à quoi la politique nous a habitués. Une ascension fulgurante, beaucoup de chance et autant de talent, pas de chapelle identifiée, un projet plus qu’un programme : en quelques jours, le monde politique a pris un coup de vieux ahurissant, sourire insolent du président en bonus. Dents écartées, on n’ose écrire dents de lait, tant il paraît poupin au regard de ses prédécesseurs.

Une République insaisissable

A droite comme à gauche, dans les rouages des partis, vieux briscards et jeunes ambitieux ne savent comment réagir, voyant tout leur échapper : les discours convenus, les oppositions irréductibles, les postes, le pouvoir. Leur vie.

Pour se protéger, sauver ce qui peut l’être, ils recourent à la panoplie habituelle : langue de bois, exclusions, appels au rassemblement, créations de mouvements au nom procrastinatoire. Rien de tout cela aujourd’hui ne peut être audible. Ce n’est pas ce que réclame l’instant, qui est au grand chambardement. Les ors de la République ne sont plus donnés en héritage aux patients et retors, par alternances et accords plus ou moins secrets.

On dirait que les vieux partis ont vécu. Et ce, même jusqu'aux extrêmes où l'on s’époumone en lendemains amers, rancœurs de mauvais joueur pour l’un, grisaille de la défaite médiocre pour l’autre. Le risque d’éclatement guette, à droite, à gauche, à l’extrême-droite, à l’extrême-gauche. Qui l’eût cru ?

Sigmund Macron

Mais ce bouleversement ne serait rien s’il n’ébranlait les électeurs. La France, du moins ce que j’en lis et entends, s’est couchée sur le divan collectif de la psychanalyse politique. Spectacle étrange qui montre que nous ne valons pas mieux que nos (anciens) représentants. À force de nous morfondre dans notre pays immobile, le mouvement nous fait peur, nous séduit, nous agace, nous perturbe, nous charme ou nous écœure. Nous prenons la nouveauté en pleine gueule. Violence de nous découvrir vieux quel que soit notre âge.

On résiste. Chacun s’accroche à ses certitudes. Au jugement confortable des convictions jamais questionnées. Droite ou gauche, ou UMPS, ou ultra-libéralisme : les grilles de lecture sont là, connues, utiles pour refuser une forme d’inconnu. Nos attachements idéologiques sont profondément ancrés, viscéraux, les repas de famille en témoignent. Y renoncer est douloureux et c’est pourtant ce qui nous est proposé imposé.

Je vous l’avais bien dit, ça ne marchera pas

Le scepticisme bien sûr, est là, qui cherche des rapprochements historiques, des précédents, d’autres grilles de lectures, plus érudites mais aussi vaines. Le scepticisme encore qui prédit déjà l’échec d’un gouvernement le jour où il s’installe. Comme des parents observant chez leurs enfants leurs enthousiasmes d’autrefois, depuis longtemps taris.

Entre les traîtres à leur camp, les «La société civile, ça n’a jamais marché» ou la majorité indécise de la future Assemblée, les prétextes ne manquent pas à qui se veut Cassandre. L’échec serait une satisfaction. On vous l’avait bien dit. La citation de Lampedusa est bien pratique, toujours d’actualité bien sûr, qui pare de vernis intellectuel une pensée figée.

Et puis, les arguments, plus ou moins fondés, les petits cris de rage. On déterre des tweets, les déclarations d'avant, intempestives, comme preuve de la duplicité des ministres, de leur mépris, d'un dessein secret, on exhume livres machistes ou casse-gueule. Et, pêle-mêle, avec cette machine de guerre, tout est en péril : droits des travailleurs, laïcité, écologieécolecroissance… Il manque des ministères, drame. On déplore le poids de l’énarchie, l’âge des ministres, la parité dévoyée, le diktat de Bruxelles ou d’Angela Merkel… Déjà, un sondage, bonheur du rassurant sondage !, prédit la fin de l'état de grâce. Retour à la normale, tout est écrit, forcément.

Rien n’est écrit de manière prévisible

Mais rien, justement, n'est écrit. Incrédules, nous regardons ce spectacle avec une forme de sidération agacée. Pour notre ventricule droit ou notre ventricule gauche, ce curieux assemblage d'inconnus et de « prises de guerre » n'est-il pas voué à l'échec ? La vérité est que le pays, dans sa représentation, bouge, et vite. Il ne s’agit pas que d’une simple passation de pouvoirs, qui nous rassurerait, en supporters comblés ou déçus. Nous perdons nos repères, et l’assurance du président revêt une forme d’insolence. Il sait où il va. Il semble savoir où il va. Que sait-il ? Nous ne le savons guère. Pour notre pays, nous voulons qu’il réussisse, pour notre confort, il faudrait qu’il échoue. Terrible paradoxe de la France d'aujourd'hui.

Selon les jours et les décisions, nous oscillerons sans doute entre craintes et espoirs. Nous sommes secoués, comme l’action EDF, qui grimpe de 7% lorsque le Premier ministre, ancien salarié d’Areva, est nommé, puis perd 7% le lendemain, lorsqu'arrive Nicolas Hulot. 

On prend du recul et on rigole (de nous-mêmes)

Avant de m’accuser de macronisme bêlant, essayez, lecteurs, de vous abstraire de vos préjugés politiques. Reculez-vous, prenez la hauteur nécessaire, fumez un joint. Puis, détendus, oubliez la droite, la gauche, le capital, le travail, vos haines et vos enthousiasmes... Regardez le spectacle qui nous est donné. Un personnel politique prié de prendre la porte et qui s’y refuse, sans mesurer l'ampleur du « dégagisme ». Des électeurs qui refont le match, s’accrochent à des slogans devenus désuets, contemplant sans l'accepter la bourrasque que leurs votes, multiples, ont provoquée. En nous, le « dégagisme » n'a pas encore produit ses derniers effets. Comme des poulets à qui on vient de couper la tête, nous courons en tous sens pour en trouver une autre de rechange.

Bien sûr, l’exercice du pouvoir effacera cette séduction des premiers instants, la beauté du possible. Il y aura des couacs, des échecs, nul n’est infaillible. La presse s’extasiera bientôt d’un président avec un ordinateur sur son bureau. Puis elle s’en détachera, lorsque surviendront les orages. Mais ces premiers jours auront eu le mérite de mettre en valeur nos crispations, montrant notre difficulté à penser la France et le monde en dehors du cercle confortable de nos préjugés.

Ne serait-ce que pour cela, on a déjà envie de lui dire : Manu, merci pour ce moment !

  



jeudi 18 mai 2017

Les Tunisiens, sont-ils mûrs pour la démocratie ?

Les tunisiens sont-ils assez mûrs pour mériter la démocratie ? Ce n'est pas si sûr quand on voit la place qu'ils accordent lors des consultations électorales aux Frères musulmans, qui sont dogmatiquement anti-démocrates et contre les libertés individuelles. Tout comme les turcs qui viennent d'accorder démocratiquement au Frère musulman Erdogan, de restreindre leurs libertés individuelles.
Comme quoi, ce que disait Bourguiba de la démocratie, se vérifie : qu'un peuple ne peut accéder à une réelle démocratie qu'une fois qu'il aura été instruit et cultivé, pour prendre conscience de son rôle de citoyen responsable ! 
R.B 
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La démocratie selon Bourguiba

Voilà ce qu'il en disait le 26 Avril 1966 :

L’histoire est riche en exemples où la démocratie a dégénéré en anarchie, où la règle démocratique est devenue loi de la jungle. C’est que le dévouement, la probité, la compétence sont des qualités rares, notamment dans les pays sous-développés marqués par des siècles de décadence et où la plus grande partie du peuple vit encore dans l’obscurantisme.

Le sentiment patriotique n’est pas suffisant pour créer les conditions de la démocratie. Il faut à l’homme de l’expérience, de la compétence et de l’envergure pour pouvoir agir avec sagesse. A fortiori, s’il assume le destin de toute une nation ; notre souci fondamental est de construire une nation capable de vivre au rythme de son siècle, en lui insufflant le dynamisme nécessaire et en lui donnant les moyens de progresser. Mais tant que les conditions ne sont pas remplies, instituer un régime de démocratie absolue serait hasardeux. Cela reviendrait à confier la construction d’une maison à un profane qui ignore tout de la technique du bâtiment et de l’architecture …

La responsabilité du pouvoir est une affaire trop grave pour être livrée à des individus sans compétence ni expérience. Pour prétendre à la direction d’une nation, un minimum de connaissance théorique et d’envergure intellectuelle est nécessaire. L’homme d’Etat doit faire preuve de discernement et se montrer capable d’agir dans le sens d’intérêt général. Il doit savoir dominer les problèmes et prévenir, par une démarche prospective, les conséquences de ses décisions…

Pour préparer l’avenir, il faut créer les conditions de la démocratie authentique, en élevant le niveau du peuple, notamment les cadres, et en développant leur conscience politique. A la tête de chaque institution et de chaque organisation, des hommes d’envergure doivent être placés. Partout les responsables doivent être placés. Partout les responsables doivent être à la hauteur de leurs responsabilités. Ainsi, la nation sera-t-elle à l’abri de l’aventure et des convulsions. L’anarchie ne s’installe dans un pays que si les cadres supérieurs sont divisés. Aussi, l’éducation politique et civique, qui fut et demeure le principe fondamental de mon combat, concerne-t-elle l’ensemble du peuple.

Si le civisme et la maturité sont l’apanage de la majorité, la loi du grand nombre agira dans le sens de la démocratie. La promotion de l’homme est le fondement d’une démocratie authentique, car elle assure le triomphe du bon sens et de la raison, mettant en échec quiconque prétendrait de la démagogie …

Le problème de la démocratie dans les pays du Tiers-Monde mérite de plus amples développements. L’essentiel, c’est d’avoir continuellement présent à l’esprit que la promotion de la démocratie doit se faire progressivement, sans précipitation ni démagogie, car la démocratie implique responsabilité. 

Sans responsabilité, la démocratie engendre des abus, source de régression. 

Ainsi, notre souci majeur est-il de préparer l’avènement de la démocratie, en développant chez tous les citoyens les vertus de probité et d’altruisme. 

Lire aussi : 


Bourguiba ce grand homme méconnu par son peuple et méprisé par les arabes


Hommage à Bourguiba, par Raja Farhat



dimanche 7 mai 2017

Macron est donc élu et bien élu.



" LE PRINTEMPS FRANCAIS " !

Les tunisiens ont initié le "printemps arabe" et le dégagisme ... et semblent en panne depuis que les Frères musulmans se sont invités dans leur révolution !

Macron est en train de réaliser "le printemps français " pacifiquement et démocratiquement ; sans verser une seule goutte de sang !
Il a su saisir la grogne générale des français déçus de leurs responsables politiques ;
Il a vu et compris pourquoi les réformes sont toujours remises aux calendes grecques ...
Par son audace, il fait table rase de tous les systèmes archaïques de la cinquième république :
- les partis traditionnels implosent : PS, LR, 
les partis extrémistes se divisent : FN ...
- leurs leaders sont "dégagés" ... ou en cours de l'être,
- les cartes "politiques" sont rebattues,
- les parlementaires seront remplacés, et
- c'en sera fini de leurs privilèges et de leur népotisme ....

Une véritable révolution, inédite !

PS : Les partisans de l'ancien système, n'ont encore rien compris au changement voulu par les français.

R.B

La France prend un coup de jeune dont elle avait bien besoin !
Ceci dit, tout commence et d'abord la nécessité d'une majorité cohérente.
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Qui peut penser que, dans l'état du pays et du monde, la France peut se payer le luxe d'un Président bloqué par une absence de majorité ?

Ceux qui pensent cela et qui souhaitent cela, sont des inconscients et veulent un pays qui stagne encore pendant un quinquennat, cinq ans de perdu !

Je pense que les français seront plus intelligents et se diront qu'il faut absolument que ce Président puisse mener sa politique.

J'ai constaté, hier au cours des débats, que beaucoup étaient encore dans les vieux logiciels. J'ai été particulièrement choqué par les positions de François Baroin à droite et de Najat Vallaud Belkacem à gauche :

- François Baroin nous dit "il faut une droite forte qui empêche Macron de faire sa politique" !
Quelle est sa droite forte ? Est-elle contre la libéralisation du travail que veut Macron, est-elle contre la baisse de l'impôt sur les sociétés ? Que veut-elle en réalité ? Veut-elle être une droite pour qui la sécurité est un chiffon rouge, l'identité française un fanion ? Veut-il M. Baroin une droite qui ne veut aucune protection sociale ?
En réalité, sauf à confondre cette droite avec l'extrême droite, je ne vois pas ce qui dans le programme de Macron devrait en faire une opposition !
- Quant à Najat Vallaud Belkacem elle nous parle du parti socialiste qui doit avoir toute sa place bien à part de Macron.
Mais de quel parti nous parle-t-elle ? De celui des frondeurs, de celui de Hamon ?
- Quant à Jean Luc Melenchon, il était dans la continuité de sa position : tout ce qui peut entraver un progrès quelconque, ne trouve pas grâce à ses yeux qui ne veut que la "révolution".


Les partis qui, par petites considérations d'appareils, de politique politicienne feront en sorte de mettre un obstacle à cette tentative nouvelle assez originale en France de faire de la politique autrement, prendront aux yeux de l'histoire une responsabilité importante.

mercredi 3 mai 2017

LE FN SURFE SUR LA COLERE DES GENS ...

Cas d'un couple mixte : lui tunisien et elle française.

Ce couple a vécu en Tunisie heureux durant une quinzaine d'années et semblait bien intégré. La française appréciait le pays et ses habitants pour leur gentillesse et leur hospitalité.

Arrive la révolution de 2011, dite "du jasmin", et avec elle les Frères musulmans.

Du jour au lendemain, l'atmosphère a changé, le paysage s'obscurcit par des tenues sombres et enveloppantes, inédites en Tunisie jusqu'alors !

Les relations de voisinage du couple commençaient à se dégrader : changement de comportement des voisins et des parents proches, vis à vis du couple.

La bigoterie se développe dans les quartiers et dans les villes; et les mosquées poussent comme des champignons.
Le calme du quartier est régulièrement rompu par des appels à la prières, diffusés par des hautparleurs aux décibels poussés à leur maximum ; et ce, dès l'aube !
Dans leur quartier, ils ont vu du jour au lendemain s'installer trois mosquées avec chacune son minaret, lui-même affublé de quatre hautparleurs.

Le couple qui a vécu en parfaite intelligence avec son voisinage, s'est vu montré du doigt. Des remarques désobligeantes fusaient çà et là. Certains poussant leurs réflexions désagréables jusqu'à conseiller au mari de divorcer de la "roumia" car elle ne s'est toujours pas convertie à l'islam.

La femme subissait de plus en plus des quolibets de la part même de la parentèle proche du mari et de leurs amis, dont bons nombres de femmes se sont crues obligées de se déguiser sous la pression sociale des nouveaux convertis au wahhabismes en portant foulard, voile et burqa.

Lors de leur sortie en ville, pour se faire "un bon restaurant", le couple était souvent regardé bizarrement par certains serveurs, qui refusent jusqu'à leur servir du vin.

Le mari se voulant rassurant, expliquait à sa femme que le wahhabisme introduit par les Frères musulmans, finira tôt ou tard par être rejeté par les tunisiens car il ne correspond pas à leur identité façonnée par le malékisme et le soufisme ancestraux.

Mais en attendant et ne croyant pas trop son mari, elle a pris peur de ce changement où une agressivité indicible flotte dans l'air partout où elle va; et des regards inquisiteurs la transpercent.
Sa peur a doublé quand le terrorisme se développait en Tunisie et ce pays connu pour son pacifisme, est devenu premier exportateur de terroristes dans le monde, depuis que les Frères musulmans dominent le pouvoir !

Elle a fini par convaincre son mari de rentrer en France !

Une surprise désagréable l'attendait en France : la banlieue où le couple s'est installé, est investie de barbus et de femmes fantômes ! C'en était trop !

En colère, elle a décidé de lutter contre le wahhabisme, ce mal du siècle qui ronge toutes les sociétés et qui ne connaît pas de frontière.

C'est pourquoi, profitant des élections présidentielles, elle a décidé de choisir le candidat qui propose dans son programme, de lutter contre le wahhabisme.
A son grand étonnement, parmi les candidats, rare sont ceux qui font le lien entre le terrorisme et le wahhabisme.

Son choix s'est porté sur François Fillon, le seul à avoir nommé les choses par leur nom : le wahhabisme, les Frères musulmans, le Qatar et les Ibn Saoud, responsables du terrorisme en France ! Malheureusement il a été éliminé dés le premier tour.

Alors elle hésite pour le second tour, entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Sur le plan sécuritaire avec lutte contre les islamistes, elle serait tentée par le FN, mais par ailleurs elle est consciente que le reste de son programme est néfaste pour le pays. Elle regrette que Macron ne donne pas plus de précision sur cette question et ne nomme pas clairement les chose, comme s'il ignorait le lien entre le terrorisme et le wahhabisme qui le fonde !

Espérons que sa colére ne sera pas mauvaise conseillére et qu'elle ne tombera pas dans le piége du FN, qui surfe sur les peurs des gens.

Rachid Barnat

LES ELECTEURS DU FN FERONT-ILS LA MÊME ERREUR QUE CEUX QUI ONT VOTE POUR LES FRERES MUSULMANS EN TUNISIE ?

40 à 60 % des électeurs de Le Pen sont des ouvriers. Vont-ils scier la branche sur laquelle ils sont assis ? Car la mesure phare des Le Pen, est la sortie de l'UE et de l'Euro. Sorties qui entraîneront une récession dont ils seront les premières victimes : baisse du pouvoir d'achat, licenciement, chômage ...

Erreur déjà commise par les électeurs de Ghannouchi en Tunisie, composé essentiellement d'ouvriers et d'employés ! Ils ont voté massivement pour les Frères musulmans qui ont fait fuir les investisseurs et les touristes qui faisaient tourner l'industrie du tourisme qui les faisait vivre ! A Jerba berceau du tourisme tunisien, plus de 80 % ont voté pour Ghannouchi !

Et depuis sa prise du pouvoir, les touristes ont déserté la Tunisie et beaucoup d'hôtels tournent au ralenti s'ils n'ont pas mis la clef sous la porte. Et voilà comment le chômage a fait un bond en avant, laissant sur le carreau des hôteliers et autres chauffeurs de taxi qui gagnaient leur pain grâce aux touristes !

Mais on ne peut à la fois avoir le beurre et l'argent du beurre ! Il faut assumer ses choix politiques !!

Les ouvriers français feront ils la même bêtise ? Car en cas de récession, leurs patrons ralentiront leur production ou seront obligés de fermer leurs entreprises ! Et ce seront eux qui en souffriront en premier ; et bien plus que leurs patrons !

Or la mesure phare des Le Pen devient son talon d'Achille :
- sa sortie de l'Euro inquiète ceux qui ont des économies qui perdront de leur valeur avec le Franc !
- comme elle inquiété les investisseurs, qui ne pourront plus exporter puisqu'ils seront soumis aux mêmes taxes dans les pays de l'UE, qu'envisage d'instaurer le FN conformément à sa politique protectionniste ;
- inquiétude qui a poussé Le Pen, par populisme et par pur électoralisme, à revenir sur cette mesure pourtant martelée depuis le début de l'Euro par le père Le Pen puis par sa fille ... qui tente de l'édulcorer, en proposant la coexistence de deux monnaies : le Franc pour l'intérieur et l'Euro pour l’extérieur ;
- or Le Pen elle-même, reconnaît que son programme dépend à 70 % de la sortie de l'UE !

Ce qui veut dire qu'elle ne pourra pas appliquer toutes les résolutions "souverainistes" et populistes qui dépendent de cette sortie !

Voilà où mène la démagogie !

Et voilà comment les nantis comme Le Pen, Ghannouchi et Trump se font élire par les pauvres qui les croient quand ils leur disent vouloir les protéger !

Rachid Barnat