samedi 31 mars 2012

Lettre à Nicolas Sarkozy


Mohamed Sifaoui


Monsieur Le Président,
L'Union des Organisation Islamiques de France (UOIF) organise, du 6 au 9 avril 2012, ses "rencontres annuelles" au parc des expositions du Bourget. Nous sommes nombreux à nous insurger, depuis de longues années, contre les agissements de cette association qui prétend, de surcroît, s'exprimer au nom des "musulmans de France" et qui n'hésite pas à offrir des tribunes à des idéologues intégristes connus pour leurs positions extrémistes.
L'UOIF qui siège au sein du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) est une association qui défend et propage sur le territoire de la République, et ce, depuis sa création dans les années 1980, une idéologie qui instrumentalise l'islam à des fins politiques directement inspirée de la pensée des Frères musulmans égyptiens.
Sans esprit de polémique et sans rappeler que vous êtes de ceux, alors que vous étiez ministre de l'Intérieur, qui ont tenu à accorder, probablement par méconnaissance, une "respectabilité" à l'UOIF en exigeant leur incorporation au sein du CFCM, je souhaite vous alerter, en prenant à témoin l'opinion publique, sur la dangerosité de banaliser les idées prêchées par les Frères musulmans qui continuent de provoquer des ravages dans les sociétés maghrébines et, au-delà, dans les pays faisant partie de la sphère "arabo-musulmane".


Probablement, vos conseillers ne vous ont-ils pas suffisamment alerté sur les réalités de la pensée des Frères musulmans, sur leur parcours et sur l'itinéraire des fondateurs historiques de l'UOIF, organisation intégriste s'il en est, dont les leaders se sont toujours distingués par un double discours connu de la plupart des spécialistes et chercheurs ayant travaillé sur la question relative à l'islam politique en général et à l'UOIF en particulier.

Les organisateurs des prochaines "rencontres annuelles" de l'UOIF ont décidé cette année d'inviter, ce n'est d'ailleurs pas la première fois, des idéologues intégristes parmi lesquels le tristement célèbre prédicateur égyptien Youssouf Al-Qaradhaoui. J'ai appris que ce dernier a pu bénéficier d'un visa qui l'autorise à fouler le sol de la République et la patrie des Droits de l'homme. Ce qui est, à tout le moins scandaleux. C'est d'autant plus scandaleux que cet extrémiste vient en France, dans ce contexte particulier de tragédie nationale, alors que l'opinion publique constate les ravages que peut provoquer l'extrémisme religieux en général dans des esprits fragiles ou fragilisés.
Il y a de cela quelques années, Youssouf Al-Qaradhaoui s'était illustré par des propos d'une rare violence antisémite. Il annonçait en effet : "Tout au long de l'histoire, Allah a imposé aux [Juifs] des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. Avec tout ce qu'il leur a fait - et bien qu'ils [les Juifs] aient exagéré les faits -, il a réussi à les remettre à leur place. C'était un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par la main des croyants [musulmans]". Je vous laisse apprécier la teneur particulièrement abjecte de ces propos qui ne reflètent, en aucun cas, l'esprit de la religion musulmane. Je vous laisse, par ailleurs, apprécier le fait que vos "protégés" de l'UOIF n'aient jamais condamné ces propos. Pire, ils offrent une tribune à leur auteur qui n'est en réalité autre que l'une de leurs références idéologiques et l'un de leurs maîtres à penser.
Les services spécialisées et les institutions de la République compétentes en la matière vous fourniraient de plus amples informations sur le personnage, mais également à propos des autres invités comme le "cheikh" Mahmoud El-Masri par exemple, connu pour des positions tout aussi extrémistes.
Par conséquent, je vous demande, M. le Président, d'intervenir personnellement pour faire annuler toutes les autorisations d'entrée sur le territoire français de ceux, parmi les invités de l'UOIF, qui sont connus pour leurs positions extrémistes, leur discours antisémite, sexiste ou homophobe et de tous ceux qui appellent à la violence à partir de certaines chaînes satellitaires ou de sites internet.
Les événements tragiques de ces derniers jours et la vive émotion qui continue de traverser la société après les assassinats barbares perpétrés contre trois soldats français d'origine maghrébine et quatre Français de confession juive, dont trois enfants, ne peut nous permettre d'accepter que des tribunes soient offertes, en France, aux tenants de la haine. Des idéologues de la trempe d'Al-Qaradhaoui mettent à mal le "vivre-ensemble" et favorisent, outre la violence, le communautarisme et le repli sur soi.
D'un autre côté, si vous décidez enfin, à juste titre, de criminaliser les sites internet qui prônent le salafisme djihadiste et les idées extrémistes, il est nécessaire, d'agir avec cohérence, à l'égard de personnages comme Youssef Al-Qaradhaoui, car il vous incombe aussi de mettre à l'abri les jeunes français de confession musulmane, dont les esprits sont déjà fragilisés par des conditions socio-économiques difficiles, des stigmatisations et des discriminations qu'ils subissent au quotidien, et qui seraient tentés d'accorder du crédit aux propos haineux de certains idéologues ou encore d'être perméables aux discours extrémistes que la morale républicaine réprouve.

Nicolas Sarkozy a annoncé lundi sur France Info avoir dit "à l'émir du Qatar" que Youssef Al-Qaradaoui n'était "pas le bienvenu" en France, rapporte Le Point.

jeudi 29 mars 2012

APPEL AUX FEMMES PROGRESSISTES

Saloua Guiga : nous rappelle toutes les femmes de notre pays qui ont contribué à sa construction.


Je suis Elyssa qui a fondé Carthage au 9ème siècle avant J.C, 

Je suis Sainte Perpétue de Tébourba 1 ère femme écrivaine du 3ème siècle,

Je suis La Kahéna qui a fait face aux conquérants venus d'Arabie au 7ème siècle,

Je suis Aroua la berbère kairouanaise qui a imposé la monogamie au mari venu d'un orient polygame au 9ème siècle,
Je suis Saïda Aïcha Mannoubia qui a arraché sa liberté au patriarcat rétrograde , pour vivre librement sa spiritualité et assister aux cours de théologie de Belhassen Chedly au 13ème siècle, 
Je suis Aziza Othmana, princesse mouradiya qui a mis ses biens "habous" pour construire l'Hôpital Aziza Othmana, libérer les esclaves et aider les démunis au 17ème siècle, 
Je suis la militante anticolonialiste B'chira Ben Mrad(1913-1993), Nabiha Ben Miled (1919-2009), Tawhida Ben Cheïkh devenue 1ère femme médecin en 1934 et honorée après sa mort par la mairie de Paris avec la création d'un centre de santé à Montreuil appelé " Centre Tawhida Ben Cheïkh ", 
Je suis Habiba Menchari qui au cours d'une conférence à Tunis en 1924, réclame publiquement la suppression du voile, et joignant l'acte à la parole se découvre le visage et ôte le voile. 

Je suis toutes ces femmes et plusieurs autres qui ont crié depuis 3000 ans : Non à la soumission ! Puis à tous les malades mentaux qui s'insurgent contre la liberté des femmes et leurs droits, nous disons toutes : nos droits ne sont pas un cadeau, notre histoire millénaire nous défend, notre présent nous soutient et l'avenir est avec nous !
L'essentiel est dans la coalition de toutes les forces progressistes, contre la régression, pour la liberté et la démocratie.

Femmes tunisiennes progressistes de notre pays, unissons-nous !

Par Saloua Guiga.
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SALOUA GUIGA, la grande militante pour la cause des femmes, raconte :
Lors de la grande manifestation du 20 mars, elle s'est retrouvée nez à nez avec le grand meneur des salafistes qui n'ont cessé de faire parler d'eux par toutes leurs exactions à la faculté de Manouba.
Ce jeune se fait appeler "EMIR" par sa cour constituée de jeunes comme lui mais aussi excités que lui. 
Elle découvre qu'il est le fils de Ben Salem, ministre del'enseignement supérieur.
Ce qui explique que ce ministre ait préféré laisser pourrir la situation jusqu'à l'acte de trop par l'outrage fait à notre drapeau national, plutôt que de faire "coffrer" son rejeton et sa cour !

Cela n'a nullement impressionné notre grande militante, qui lui a tenu tête par les arguments qu'elles lui opposait, quand il affirme que la chariâa est sacrée. Avec sa voix douce et avec beaucoup de patience mais surtout beaucoup de pédagogie (elle est enseignante), elle lui a rappelé que c'est "hram" de prétendre que la chariâa, qui n'est que parole des hommes, soit associée à la parole de Dieu. Que le seul texte qui soit sacré: c'est le Coran et rien d'autre !
Ce que son ami, membre de sa cour, a reconnu à notre grande pédagogue, qui les a désarçonnés par son calme olympien.

Il n'y a que comme cela que nous pouvons récupérer ces jeunes à qui certains font un lavage de cerveau en les soumettant à un endoctrinement aveugle !



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Saloua Guiga 
Al qaïda , salafistes ou nahdhaouis , c'est le même risque , car la violence physique ou verbale est toujours violence . La violence d'aujourd'hui pratiquée par Al qaïda ou la violence ajournée d'Ennahdha qui cherche à amadouer les électeurs pour se retourner contre les principes de la démocratie s'oriente vers un seul objectif : appliquer la chariaa , étendre le pouvoir islamique progressivement dans le monde . La référence est une : l'Islam . Le problème avec l'Islam est loin d'être la croyance et le sacré ,mais les différentes interprétations de la religion qui font de l'Islam des religions aussi nombreuses que le nombre des musulmans sur terre . A quel Islam se fier surtout que tous les chemins mènent à l'introduction du sacré dans les choix de la vie publique .

MA RELIGION C'EST LA LIBERTÉ

Mohamed Talbi,
Agrégé d'arabe, docteur es. lettres et spécialiste d'histoire médiévale et docimologie.
écrit dans : "Ma RELIGION c'est la LIBERTE,
ou l'Islam et les défis de la contempoanéité sans lamentations ni gémissements ni larmes".


" La situation de la femme paraît comme le critère de la civilisation musulmane et l'indice de sa tendance vers le progrès ou la régression. l'avenir de cette civilisation ne s'arrête pas à quelques mains qui se font couper annuellement pour satisfaire ceux qui appellent au retour à la chariâa, des mains que nous savons déjà aujourd'hui comment recoudre, et une fatwa (une opinion consultative) est déjà prononcée à ce propos. la question de couper ou ne pas couper les mains, malgré l'extraordinaire tapage médiatique qui l'a entourée, n'est que très secondaire pour ne pas dire folklorique. mais l'avenir de la civilisation musulmane est tributaire de la situation qu'elle offrira à la femme, c'est à dire à la moitié de la communauté en son sein. si elle l'enterre vivante de nouveau, par divers moyens physiques ou moraux, cela conduira inéluctablement, à notre avis, à un suicide civilisationnel et une nouvelle déchéance alors que nous ne sommes pas encore totalement sortis de la déchéance et du sous développement. la femme musulmane est, à a surface de la mer aux vagues houleuses dans laquelle nous essayons difficilement aujourd'hui de découvrir notre voie, comme l'aiguille magnétique qui détermine la direction."

RÉACTION D’ENNAHDHA À L’ « APPEL DE LA PATRIE »


Suite au meeting du 24 mars à Monastir pour l’« Appel de la Patrie » sous la houlette de Béji Caid Essebsi, il semble qu’Ennahdha n’a pas trop apprécié cette manifestation.  

Elle a tenu pour responsable le gouverneur de Monastir Hichem Fourati pour avoir permis ce meeting qui n’est pas du goût de Ghannouchi, je suppose.
Pour punir le contrevenant  qui n’a pas compris qui est son maître, le ministre de l’intérieur Ali Larayedh a décidé sa mise à pied et son remplacement le jour même par un nouveau gouverneur issu du parti Ennahdha Habib Sithom ! Pour faire passer la pilule aux habitants de Monastir, il a inclus le changement de leur gouverneur dans une liste concernant aussi d’autres gouvernorats : 5 nouveaux gouverneurs tous du parti Ennahdha ! Un véritable maillage du pays par ce parti en prévision des évènements à venir électoraux ..... ou de coup d'état !

Les habitants de Monastir n’étant pas dupes, n’ont pas apprécié ce changement. Ils ont « dégagé » le nouveau gouverneur en l’empêchant de prendre ses fonctions. Ils menacent de paralyser leur ville dans une manifestation continue jusqu’à ce que le gouvernement revienne sur sa décision stupide et partisane !

Toujours en prévision des évènements à venir, le ministre de l'intérieur a décidé l'interdiction de toutes manifestations sur l'avenue Habib Bourguiba. Pour justifier cette mesure, il invoque les plaintes des commerçant riverains de cette avenue ! Alors que tout le monde sait qu'il ne s'agit que d'une mesure pour amoindrir la portée des manifestations que la société civile veut organiser le 9 avril, fête des martyres de la Tunisie pour la décolonisation, à l’occasion de laquelle, elle veut rappeler les martyres de la révolution du 14 janvier 2011 et rappeler leurs objectifs : LIBERTÉ, DIGNITÉ et TRAVAIL. Manifestation qui sera soutenue nécessairement par tous ceux qui répondront à l' "Appel de la Patrie" de BCS.
Ridicule, mesquin et maladroit ce ministre Larayedh !

Décidément les hommes d’Ennahdha n’ont rien compris à la révolution tunisienne.
Ils sont toujours prisonniers de leur propre histoire qu’ils n’ont toujours pas digérée et ne comprennent rien aux tunisiens que tant d'année de prison ou d'exil les en a éloignés !

Rachid Barnat

IMPRESSIONS DE FIN DE SEJOUR

1°/ A propos de l' "Appel de la Patrie" du 24 mars 2012 de Béji Caid Essebsi :
Je pense qu'il sera entendu car ce qui se passe depuis l'arrivée au pouvoir des islamistes d'Ennahdha, a révélé leur véritable objectif et leur masque est tombé. De plus en plus de tunisiens ont pris conscience que ce à quoi aspire ce parti, est de les rééduquer à un islam qui leur est complètement étranger et de substituer à leur tunisianité une identité importée du Golfe et d'Arabie.



La plus part des partis sur le "marché", n'ayant pas d'encrage historique ancien ni profond dans la société tunisienne, leurs électeurs ne leur sont pas attachés par "tradition" et sont libres d'aller "voir" ailleurs. 

Or beaucoup de déçus de Ben Jaafar et de Marzouki les quitteront sans remord d'autant qu'ils les ont bel et bien trompés. Il est même probable que leurs partis respectifs Ettakattol et le CPR (Congrès pour la république) se retrouveront comme une coquille vide, vu le nombre de déçus parmi les membres même de leur bureau politique. 

Quand aux déçus par Ennahdha, le nombre ne cessent d'augmenter rien que de voir les exactions quasi quotidiennes mais toujours impunies, des salafistes, bras armée de ce parti.

2°/ Il était prévisible que la base d'Ennahdha lui pose problème : 

Si par démagogie ce parti pensait pouvoir ratisser large et regrouper toutes les tendances islamistes sous sa bannière, il se rend compte qu'il n'est pas possible de marier les extrêmes. C'est ce qui se produit par la multiplication des actions de sa base armée salafiste. 

Devant le risque de discréditer leur mouvement, Ghannouchi et ses hommes changent de discours. Après l'impunité et les discours lignifiant de faire de la pédagogie à la place de la répression contre ceux qui transgressent les lois du pays, ils nous disent maintenant que les salafistes sont dangereux parce que manipulés par l'étranger et ont le soutien logistique des salafistes libyens et des salafistes algériens.... encore la théorie du complot qui ne convainc plus personne. 
De qui se moque-t-on ? 
Au pouvoir depuis plusieurs mois et Ali Larayedh, ministre de l'intérieur, découvre cela que maintenant : laxisme ou posture ?

3°/ Le plus grave, c'est le double discours de Ghannouchi : 

Relayé par ses hommes, par lequel il cherche à diviser les tunisiens. 
L'exemple de la chariâa est flagrant. 
Durant toute la campagne électorale, ce monsieur répétait dans beaucoup de médias que la Tunisie demeurera un état civil et que la chariâa ne remplacera pas le code civil. Et depuis le 23 octobre, date de la prise du pouvoir par son parti, il essaye, et toujours relayé par ses hommes et par son propre neveu Habib Khedher, de revenir à ce qui fonde même son parti, que la chariâa doit être incluse dans la constitution. 

Il a fallu mettre le pays au bord de la guerre civile pour que le guide spirituel nous affirme qu'il n'en a jamais été question, qu'il se contente de l'article premier de la constitution de 1959 ! 
Ils auront accaparé l'énergie des tunisiens durant plusieurs mois pour rien ?
De qui se moque-t-on ? 

Pourtant Ghannouchi nous jurait de faire de la politique autrement, basée sur l'honnêteté, l'intégrité morale et la transparence ! 
Il faut croire que là aussi il manie le double langage. 

J'espère que es tunisiens réalisent que ces islamistes sont des hommes politiques comme les autres, leur danger venant de l'instrumentalisation de l'islam, sous couvert duquel il sacraliseront leurs décisions. Or quoi qu'ils diront, ils reviendront à ce qui fonde leur mouvement : application de la chariâa d'une faon ou d'une autre. 
A moins de se renier....

Quoiqu'il en soit, l'espoir revient depuis que Béji Caid Essebsi a décidé de regrouper autour de lui tous les progressistes, les démocrates, les anciens du parti destourien fondateur de la république tunisiennes..... et déjà de nombreux partis ont annoncé leur ralliement comme de nombreuses sociétés civiles oeuvrent dans le même sens, plus particulièrement les association des femmes conscientes du danger qui les guette si Ennahdha restait au pouvoir.

Rachid Barnat

HISTOIRE d'un GUIDE SPIRITUEL

Glané sur FB : 

Rached Ghannouchi ou Rachid Al-Ghannouchi, de son vrai nom Faridd Kherriji est un terroriste Tunisien né le 22 juin 1941 à El Hamma, il vivait dans un château à Londres du début des années 1990 jusqu’à son retour en Tunisie malgré l’opposition d’une grande partie des Tunisiens qui l’ont accueilli avec le slogan “Ghannouchi dégage”,  “Nahdha dégage”.


Le parti terroriste qu’il dirige qui s’appelle Nahdha ou Ennahdha, est une organisation terroriste internationale qui a tué, brûlés vifs, 2 gardiens du local du RCD de Bab Souika dans les années 80/90 et qui a commis des attentats dans des hôtels, des meurtres d’intellectuels…

La nébuleuse d’al Nahdha ne se limite pas uniquement à brûler des gens, mais jette aussi de l’acide sulfurique sur les femmes non voilées, les femmes mal voilées et tous ceux qui sont contre leur idéologie rétrograde. 
Ennahdha est une secte aux pratiques fascistes : sa base salafiste le prouve quotidiennement.

Rached Ghannouchi et ses hommes, tel que Jebali, sont à la base des terroristes qui ont commis des actes terroristes. Ils doivent en rendre compte à la justice tunisienne. 
Leur parti n'aurait jamais du être légalisé conformément à la loi tunisienne qui interdit tout parti politique qui instrumentaliserait la religion.

mercredi 28 mars 2012

ENFIN LA RÉSISTANCE PORTE SES FRUITS !

Après plusieurs mois que les nahdhaouis soufflaient le chaud et le froid sur la place de la chariâa dans la constitution, et devant le tollé général qu’ils ont provoqué dans la société tunisienne au bord de la guerre civile en cherchant à l’imposer, leur guide suprême Ghannouchi en personne est venu annoncer officiellement que :
-           l’article 1 de la Constitution de 1959 sera maintenu ……et donc exit la chariâa !
-           l’état restera civil ……et donc exit le califat !
Ouf, on respire ! Mais il ne faut pas baisser la garde : la vigilance continue. Car certains constitutionnalistes nahdhaouis continuent à vouloir instaurer une instance spéciale pour produire des « fatouas », donc une juridiction parallèle dangereuse car religieuse quand on sait qu’une fatoua est au-dessus de toutes les lois civiles ! Ennahadha refuse de respecter son engagement pris durant la campagne électorale de ne pas toucher à l’article premier de la constitution de 1959 et de respecter l’état civil, puisque ses hommes cherchent par tous les moyens à introduire la chariâa dans la constitution.
C’est pourquoi il ne faut pas baisser les bras. Il faut continuer à leur rappeler leurs engagements comme BCS leur rappelle leur engagement envers lui et envers le président Fouad Mbazza quand ils assuraient la phase transitoire.

Sous la pression générale de la part de la société civile et des les réseaux sociaux, la troïka de son coté a daigné fixer la date du prochain rendez-vous électoral : 24 mars 2013 ! Alors que jusque-là aussi certains de ses membres nous soufflaient le chaud et le froid, nous annonçant un délai de 3 à 5 ans pour bien faire les choses et redresser le pays, comme si c’était le mandat que les tunisiens leur avaient donné !!!

Il est hors de question d’accepter de prolonger le mandat que les tunisiens ont accordé aux constituants après l’accord signé par le président Fouad Mbazza et le premier ministre Béji Caid Essibsi.
Le mandat accordé aux constituants est clair : un délai d’un an pour une constitution ! 

Rachid Barnat

VRAIES ou FAUSSES BOURDES du MINISTRE de l’INTERIEUR Ali LARAYEDH ?


A l’occasion de la fête du printemps et de la fête du théâtre, les artistes ont demandé et obtenu d’organiser une manifestation en produisant quelques spectacles devant le théâtre national. Surprise, le jour « j » ils découvrent que les autorités ont accordé aussi une autorisation aux salafistes d’organiser eux aussi une manifestation sur l’avenue Habib Bourguiba pour le même jour et sur le même lieu.
Ce qui devait arriver est arrivé, les salafistes, plutôt des hooligans sans foi ni loi mais qui instrumentalisent l’islam, sont venus chahuter et agresser les artistes les menaçant de mort pour « mécréance » parce que l’art est « h’ram » (illicite, sacrilége) selon leur conneries.

Certains de ces hooligans habillés à l’afghane, ont même escaladé la tour de l’horloge de la place du 14 janvier 2011, pour hisser leur drapeau noir salafiste !
Tout çà au vu et au su de la police dont le ministère de l’intérieur est à un jet de pierre du théâtre.
La police n’interviendra que lorsque la situation aura tourné au pugilat et après que de nombreux citoyens les auraient appelés au secours !

Une fois de plus, cela prouve la volonté du ministre de l’intérieur Ali Larayedh, appartenant au parti d’Ennahdha, de ne pas contrarier sa base salafiste.
A moins qu’il en ait profité pour dire sa désapprobation et celle de son guide spirituel Ghannouchi, de la manifestation :
- des associations des femmes du 20 mars, commémorant la fête de l’indépendance,
- celle des artistes, qui manifestaient à l’occasion de la fête du théâtre,  
- et celle de "Appel à la Nation" du 24 mars à Monastir, pour marquer le coup d’envoi d’entrée en scène de BCS dans la course aux prochaines élections.

Ce qui est dans les trois cas grave de la part d’un responsable politique !

Rachid Barnat

POLITIQUE et CULTURE


Mohamed Mzali homme de lettres et premier ministre de Bourguiba, a dit à Hamed Klibi un autre homme de lettres, à propos de Ben Ali : 
«  Certains hommes politiques viennent à la politique par leur culture et d’autres par leur inculture ».

Jouant sur le mot « adab » (culture, instruction, éducation…), qui dans un sens plus large définit les gens bien élevés en oppositions avec « killet adab » (manque de culture, manque d’instruction, manque d’éducation…) qui définit lui, des gens mal élevés et impolis pour ne pas dire des voyous, sens auquel penserait Mohamed Mzali.

LE NOUVEAU n° 2 d’ENNAHDHA EST ARRIVE


Esgourdez rien qu’un instant….c’est éloquent !

Dans « Essaraha Raha » (Dire la vérité, libère la conscience !) de Hannibal TV, émission consacrée au nouveau n° 2 d’Ennahdha, Abdelhamid, Samir le journaliste l’a bien cuisiné pour nous dire la provenance du financement de ce parti ; mais chose étonnante, ce monsieur malgré la place qu’il tient dans ce parti, ne connaît pas les chiffres ou ne se les rappelle pas….une langue de bois dans laquelle il affirme avec culot que jamais le Qatar n’a versé un sous à son parti !
Il prétend que leur campagne électorale n’a coûté que 1 milliard et demi DT, ce qui étonne notre journaliste qui lui rappelle qu’Ettakatol, l’autre parti de la troïka, qui a joué la transparence et qui reconnaît ne pas disposer de beaucoup d’argent, a dépensé 1 milliard et demi.
Quelque chose ne colle pas, insiste notre journaliste Samir, quand on sait l’arrivée en force d’Ennahdha et les dépenses estimées à plus de 5 milliards que ce parti aurait dépensé !!! Ce n°2 est plutôt n°1 pour mentir.
A propos des exactions des salafistes, le n°2 préconise la pédagogie alors que Samir s’étonne que la loi ne soit jamais appliquée à leur encontre.
Pourtant cet homme qui semble parler pour ne rien dire et cacher tout sur son parti, deviendra prolixe pour nous raconter leurs déboires à lui et à sa femme, avec Ben Ali.
Samir s’étonne que les hommes d’Ennahdha coupé de la société tunisienne depuis tant d’années, que ce soit dans l’exil ou dans les prisons, puissent encore comprendre ses véritables aspirations ; puisque son invité a passé 17 ans en prison…. N’ayant connu ni téléphone portable et encore moins l’informatique, interdits en prison !!! Exploiterait-il lui aussi la victimisation pour apitoyer les tunisiens sur son sort et légitimer sa prise du pouvoir ?
C’est la tactique que n’ont cessé d’utiliser Ghannouchi et ses hommes depuis le retour de son exil londonien du chef d’Ennahdha. C’est du populisme pur jus.

Tous ces hommes ont fini par croire que d’avoir fait la prison, leur donne le droit de gouverner la Tunisie, pour soigner leur ego blessé.
Pour cela il y a des services psychiatriques qui pourraient les aider à guérir les séquelles de ce dont ils ont souffert.
Car aussi douloureuses qu’elles soient leurs souffrances, on ne remet pas le sort d’un peuple entre les mains de gens malades, dérangés psychologiquement comme dirait BCS et coupés de la société depuis de nombreuses années.
Que la révolution les ait sortis de la prison et leur ait permis de rentrer de leur exil, c’est une bonne chose, mais cela ne leur donne pas le droit de la chevaucher pour la dévoyer de ses objectifs pour lesquels des jeunes se sont sacrifiés : LIBERTE, DIGNITE et TRAVAIL, faut-il le leur rappeler !! 
D’autant que leur programme annoncé, est de défaire tout ce que Bourguiba, leur bête noire, a fait.

Les tunisiens doivent se réveiller ! A leur tour de dire aux islamistes qu’ils refusent leur doctrine néfaste et obscurantiste pour laquelle ils furent persécutés par Bourguiba et Ben Ali.
Qu’ils aillent la vendre dans d’autres pays comme le Pakistan, l’Afghanistan, le Soudan, la Somalie et bien d’autres réceptifs à leur instrumentalisation de l’islam pour installer leur califat.
Les tunisiens ne se laisseront pas gober par ces rétrogrades ni ne goberont leurs discours obscurantistes, ni de changeront leur tunisianité par une wahhabisation ou qatarisation de leur société par un émir qui a jeté son dévolue sur la Tunisie.

Les tunisiens sont bien plus intelligents que ne le croient les islamistes pour gober toutes leurs sornettes au nom d’un islam qui n’est pas le leur ni au nom d’une identité arabo-musulmane qatarie qui ne leur correspond pas : Ils ont leur identité propre et non pas attendu après eux.
Ils n’ont pas fait leur révolution parce qu’ils douteraient de leur foi ou de leur identité.
Stop à la manipulation, à la malhonnêteté intellectuelle et à l’instrumentalisation de la religion !

A la fin d l’émission Samir regrette de n’avoir pu poser plus de questions à son invité en lui reprochant sa tactique d’occuper le temps de paroles par des digressions qui n’ont d’autre but que d’épuiser le temps à ne rien dire et d’empêcher ainsi d’autres questions. Ce que confirme l’invité par son sourire final avec l’air de dire « je t’ai eu mon petit gars ! ».
Qu’il se rassure, les tunisiens l’ont jugé et ont compris tous les stratagèmes que ne cessent de développer un parti qui prétend pourtant réhabiliter l’honnêteté, l’intégrité morale et la transparence dans tous les domaines, politique compris !
Ennahdha ne les dupera plus.

Rachid Barnat

ALI LARAYEDH, MINISTRE DE L’INTERIEUR ET LES SALAFISTES


« Essaraha, raha » (Dire la vérité, libère la conscience !) d’Hannibal TV, consacrée à Ali Larayedh, ministre de l’intérieur :
On y voit un ministre parlant une langue de bois confirmant le double langage d’Ennahdha et du gouvernement.
Le présentateur, comme à son habitude est excellent quand il pousse dans ses retranchements son invité en posant et reposant sa question voir en la reformulant autrement quand il décèle la mauvaise foi voir le mensonge ou pire la langue de bois chez son invité.
Ainsi il lui a posé toutes sortes de questions que se posaient les tunisiens et qui ont tenu en haleine mais aussi en colère les utilisateurs des réseaux sociaux.
- Tout d’abord, le ministre dément les dires de ses collègues du gouvernement à propos des complots dont les renseignements généraux auraient des preuves !
- les salafistes et leurs exactions relevant du droit commun, le journaliste s’étonne du laxisme du ministre qui préconise la pédagogie pour récupérer ces écervelés plutôt que de les arrêter et les traduire devant la justice. Incroyable mais vrai !
- l’arrestation toujours attendue des agresseurs du journaliste et de l’homme de lettres : malgré les vidéos qui circulent, la police n’arrive pas à les arrêter. Qui peut croire à une chose pareille, s’étonne notre journaliste ?
- la police des mœurs : le ministre minimise son importance puisqu’elle n‘est pas étendue pour le moment sur tout le territoire. Il ne lui conteste pas son rôle de contrôle des mœurs des tunisiens dans les espaces public. En somme à l’instar de l’Arabie et de l’Iran, il admet un telle police paralléle pour les mœurs. Qu’elle harcèle les passants et agresse les passantes en les intimidant pour les pousser au port du voile ou de la burqa, ne semble pas déranger monsieur le mnistre !
- Le journaliste lui demande son avis à propos de la policière qu’un chauffeur de taxi barbu a injurié refusant de lui parler et de la laisser faire son travail parce que femme impie…. Le ministre ne condamne ni ne donne son point de vue. Selon lui un simple fait divers au quel il ne faut pas donner plus d’importance !  
Ce qui s’appelle se foutre du monde !

Il est évident que ce ministre, son gouvernement et leur chef Ghannouchi, ne veulent pas fâcher leur base salafiste qui pourrait se retourner contre eux !
D’ailleurs ceux-ci ne se cachent plus : leur discours appelant à la haine et au meurtre se fait sur la place du 14 janvier 2011, devant le ministère de l’intérieur, avec mégaphone s’il vous plaît….sans qu’Ali Larayedh et la police ne bougent !

Rachid Barnat

UNE DYNASTIE CHASSE L'AUTRE !


Les Tunisiens, auraient-ils chassé ZABA et sa famille, pour les remplacer par Ghannouchi et les siens ?
- Son gendre Rafik Ben Abdessalam Bouchlaka, est ministre des affaires étrangères;
- Son neveu Habib Khedher, est président du groupe et son rapporteur à la constituante;
- sa fille, Soumaya, mariée au ministre des affaires étrangères serait, paraît-il, sur le point d'être nommée (par son mari ou par son père ?) ambassadrice...

ZABA a mis du temps pour mettre en place les siens,
Ghannouchi fait encore mieux : en quelques mois il aura casé sa fille, son gendre et son neveu ! Donnant l’exemple à ses hommes au gouvernement dont beaucoup ont casé des parents et des proches ! En somme Ennahdha nous refait du ZABA.
Alors qu’avec un culot monstre Bouchlaka nous explique, affirmatif à la TV, que son parti ne pratique pas la préférence familiale dans l’attribution des postes !!

Décidément Ghannouchi n’a pas compris les raisons pour lesquelles les tunisiens se ont révoltés ! L’une d’elles et non des moindre, ils étaient excédés par ZABA qui casait sa parentèle et ses proches ainsi que ceux de sa femme en dépit de leurs intérêts ! 
Or si les tunisiens l’ont dégagé, c’est entre autre pour en finir avec son système.
Ils veulent privilégier les compétences aux « connaissances/pistons », diplômes à l’appui après concours !

Rachid Barnat

NB : Il reste encore une à caser : Intissar Ghannouchi. Son père le trouvera-t-il un poste sur mesure à elle aussi ?

mardi 27 mars 2012

SECRET DE TROÏKA

Il semblerait qu’Ennahdha a soutenu Marzouki et Ben Jaafar en les "recommandant" à ses propres électeurs et sympathisants nahdhaouis pour "assurer" leur élection. Du moins Abdel Fattah Mouru l’affirme à propos de Marzouki.
En somme l'un et l'autre doivent leur place à Ghannouchi. 


Ce qui expliquerait leur silence devant les abus des hommes de Ghannouchi dans le gouvernement mais aussi leur silence devant les exactions des salafistes, bras armé de Ghannouchi.
Alors que Marzouki et Ben Jaafar nous assuraient veiller à ce que le grand frère ne franchisse jamais la ligne jaune !
Tu parles, la ligne jaune est franchie et la rouge aussi, et leur silence sinon leur laxisme les trahit quand ils minimisent les dérivent totalitaire de leur grand frère ainsi que les exactions de sa base armée salafiste qui troublaient dans l’impunité la plus totale le fonctionnement de la faculté de Mannouba !!
Ceci explique cela !

Ces trois là auront bien roulé les tunisiens dans la farine !

Rachid Barnat

LYNCHAGE DE Abdel Fattah MOUROU PAR LES SALAFISTES !

Abdel Fatah Mourou dans une émission « min ghir moujamla » (sans complaisance) sur Hannibal TV, et à la demande d’une dame présente sur le plateau qui lui demandait s’il pouvait chanter; a relevé le défi et chanté l’hymne à la joie en allemand, 9 ème symphonie de Beethoven. Montrant son ouverture d’esprit à d’autres cultures et à d’autres domaines autre que le religieux que lui connaissent les tunisiens, alors qu’il est avocat aussi.

Bien que cette émission remonte à plus de 7 mois, voilà que des islamistes à Sousse lui demandent de quitter la mosquée pour avoir fauté d’avoir chanté !
Ce qu’ils considèrent « h’ram » (illicite), et le jugent mécréant de s’être laissé aller à chanter publiquement, qui plus est, un chant en allemand ! 

Mourou découvre l’islamisme et son obscurantisme ? 
Ou il découvre les dérives d’un parti qui trahit les idéaux auxquels il croyait ?
Découvre-t-il ce dont Ennahdha est capable quand elle recourt à des méthodes de rétorsion utilisées par le dictateur ZABA contre ceux qui tombent en disgrâce ou ne partagent plus ses idéaux ? 
Et pourquoi maintenant, après plus de 7 mois de ce fait télévisuel ? 
Il faut rappeler qu’Abdel Fattah Mourou a rompu ses liens avec Ennahdha.
Ceci expliquerait-il cela ?
 
Où va-t-on avec ces salafistes et à leur tête Ennahdha ? 

Le président provisoire Marzouki propose d’interdire, voir de mette hors la loi le « tak’bir » (formule intégrant « Allah’ou akbar » = Dieu est grand), cri de guerre d’intimidation que poussent les salafistes regroupés en meute, à l’encontre de toute personne qu’ils jugent mécréante. 
Ces hooligans, un ramassis de voyous sans foi ni loi, désœuvrés, qu’instrumentalisent les partis islamistes pour en faire leur barbouzes, sont soutenus par le roi d'Arabie, comme il soutient le parti salafiste « Nour » en Egypte ; parti qui talonnait les « Frères Musulmans » que soutient l’émir du Qatar, lors des élections en Egypte.

Le roi d’Arabie et l’émir du Qatar, se feraient-ils la guerre par islamistes interposés : en Tunisie, en Egypte, en Syrie... ?
En tous cas, ce qui est sûr c’est que ces deux monarques feront tout pour faire capoter toute velléité de démocratie dans les républiques en révolte !

Rachid Barnat

L'OPPORTUNISME

Il y a des opportunistes parmi les politiques ; comme il y a des opportunistes aussi parmi les artistes !  

Au lendemain du départ de ZABA, chassé par la révolution de la jeunesse tunisienne, Ghannouchi et ses hommes sont arrivés comme des rapaces pour la chevaucher et la dévoyer des objectifs que scandaient les jeunes morts pour elle : LIBERTE, DIGNITE et TRAVAIL ! Puisqu’ils n’ont rien d’autre à proposer aux tunisiens que de refaire leur éducation religieuse ! Ce qui est d’une prétention insultante à l’intelligence des tunisiens.

Depuis le 14 janvier et plus particulièrement depuis le retour de Ghannouchi de son exil londonien, beaucoup d’opportunistes ont investis la scène politique et certains ont procédé même à un retournement de veste spectaculaire et sans vergogne.
Devant la profusion de pétrodollars de l’émir du Qatar dépensées pour soutenir son poulain Ghannouchi, certains ont très vite compris qu’il leur fallait s’adapter à la nouvelle donne.
Des hommes politiques connus faisant parti du RCD n’ont pas hésité à se laisser pousser la barbe, à se faire la marque au front marque de leur nouvelle «ferveur » de pratiquant, de se déguiser au besoin avec des tenues traditionnelles tunisiennes voir qataries, eux qui portaient le costume/cravate de rigueur au RCD !
Et comble du comble, ils ont rallié le parti Ennahdha en bon opportunistes dans l’espoir de poursuivre leur carrière politique sous une autre bannière ! 

De même certains chanteurs tunisiens bien connus des tunisiens pour leur répertoire et son style populaire et léger « chant ch’aabi » avec mézoued et darbouka, se convertissent dans d’autres registres « religieux » pour plaire, je suppose, à Ghannouchi nouveau maître de la Tunisie pour eux.
Sauf qu’ils vont très vite en besogne. Le Calife n’y est pas encore et eux ils risquent de perdre leur public et leur popularité auprès de lui, lui qui les a faits !
Ainsi, ils se spécialisent dans le « néchid » (chant religieux) !
Et pour faire bonne mesure pour plus de crédibilité auprès du nouveau public qu’ils veulent séduire, ils vont à la Mecque pour faire le « grand hajj » (pèlerinage) et la « oum’ra » (simple visite des lieux saints) et vont jusqu’à adopter la mode qatari ou arabique ! Pensant naïvement que l’habit fait le moine.

En Tunisie, le chant religieux a toujours existé mais se chante par des groupes tels que les  « Soulamia »….. mais jamais en solo comme c’est répondu chez les soufis de Turquie et des pays du Balkan. Ce qui suppose une connaissance de la culture soufi et le rituel soufi dans l’art du chant, que nos apprentis chanteurs confondent avec le wahhabisme qu’ils imitent sans se rendre compte que ces deux styles sont diamétralement opposés par l’esprit islamique qui les sous-tend et surtout par la philosophie des lumières qui caractérisent le soufisme contrairement au wahhabisme qui abhorre la philosophie tout simplement !

L’un de ces « nouveaux » chanteurs fraîchement convertis à l’islamisme en retournant sa veste : le jeune El Afrit !


Malheureusement, cette "mode" a été initiée bien avant les révolutions arabes par Sami Youssef qui vit à Londres, à qui une journaliste tunisienne rappelle que la voie vers dieu est pavé de dollars ...   


Rachid Barnat